
En 2017, je suis arrivée à un tournant de ma carrière professionnelle et le projet d’une ré-orientation vers l’aviculture m’est apparu assez évidente.
Je me suis installée à Fabas (09) en 2019 sur une ferme de 4,5 ha de prairie et 5 ha de bois.
Il était clair que mes pratiques d’élevage seraient respectueuses de l’environnement et du bien-être animal. Mon conjoint et moi avons aménagé les parcours et les cabanes pour accueillir les volailles.
L’agroforesterie : un cercle vertueux.
Nous avons planté des haies en bordure des parcs, des arbres fruitiers dans les parcours et des arbustes à proximité des cabanes, dans le but d’amener de : la biodiversité, un abris du vent et du soleil, une protection des prédateurs venus du ciel. En retour, le sol est amendé et aéré par la présence des volailles et les arbres s’en portent bien et produiront bientôt des fruits, du BRF (Bois Raméal Fragmenté) et stockent le carbone.
L’élevage
Depuis 2020 j’élève des poules pondeuses, des poulets et des pintades. Les poussins arrivent à la ferme à l’âge d’un jour. Après avoir passé 3 ou 4 semaines dans un local chauffé (nommé poussinière), ils sont installés dans une cabane en bois où ils vont grandir et profiter du parcours extérieur pendant 100 à 120 jours. Les volailles sont nourries avec un mélange concocté par mes soins à base de céréales provenant de fermes voisines (50 km maximum).
Pour gagner en autonomie et tendre vers mon idéal
Le nombre de « races » de poules (ponte ou chair) proposés aux éleveurs est très limité. A l’instar des autres espèces (animales et végétales), la génétique a été hypersélectionnée et cette standardisation engendre une perte de diversité génétique ainsi que des aberrations (par exemple les poussins mâles de souche de pondeuses sont « inexploitables » et tués dès leur sortie de l’oeuf).
J’ai donc décidé de faire naître mes propres poussins à la ferme. Pour cela, j’ai choisi (pour commencer) une race rustique qui me permettra de proposer des poulets toujours (voire encore plus) savoureux et dont les poules s’avèrent être de bonnes pondeuses également.
Cette race est la « cou-nu du Forez », obtenue dans les années 1950 par un croisement d’une race (cou-nu) endémique du département de la Loire et de la race « Gâtinaise ». Les premiers poussins sont nés le 6 mai dernier, les plus beaux sujets seront gardés comme reproducteurs. Il faut que les poules aient au moins 6 mois avant de pondre leurs premiers oeufs. À suivre…
Pour les fêtes de fin d’année,
Je propose des poulardes et des pintadous. Ce sont des poules et pintades élevées et engraissées lentement pendant presque 6 mois. Ces poussins sont arrivés à la ferme début juillet. Les quantités sont limitées, les réservations sont ouvertes (et conseillées) à partir de début novembre.
Cette agricultrice est certifiée Bio par Ecocert sous le numéro d’agrément : FR-BIO-01.250-0009735.2024.003.